Dimanche matin, j'avais envie de sortir et
de prendre l'air, mais je ne savais pas quoi faire... J'ai l'air bête à tout
coup quand ça m'arrive. Et à tout coup, Chéri y va de ses suggestions (toujours
les mêmes) auxquelles je réponds invariablement : non, non, non!
Mais voilà qu'hier, j'ai dit oui! Il faut
dire que lorsqu'on me propose de goûter à différents plats que je ne connais
pas, je suis toujours partante.
Nous nous sommes donc rendus sur l'île
Sainte-Hélène afin d'assister au Festival de la Cuisine méditerranéenne, un
évènement encore tout jeune qui n'en était qu'à sa seconde édition. Ce festival
fait partie de la programmation des Week-ends du monde (qui se poursuivent d'ailleurs le 14 et 15 juillet) et nous avons donc pu
nous promener sur le site, où nous attendaient plusieurs découvertes.
Mettez vos sandales et votre crème solaire,
on débute la visite!
Nous allons très rarement nous promener à
l'île Sainte-Hélène et nous avons été charmés par la nature ambiante.
Habituellement, je me trouve de l'autre
côté du fleuve, soit au Vieux-Port, et j'ai bien aimé le changement de
perspective.
Bon je vous avertis tout de suite, nous
avons mangé tout l'après-midi! Nous avons fait un premier arrêt à un kiosque
turc où nous avons dégusté un Shawarma au poulet. Le poulet est cuit sur un gril
vertical et il est servi dans un pita. Nous avons bien aimé, mais le goût du poulet et de ses épices n'était pas très présent.
Nous avons ensuite fait un saut en Iran où
nous nous sommes sucré le bec. Nous avons choisi une assiette mixte, mais je ne
peux malheureusement pas vous dire ce qu'elle contenait. J'ai au moins des
images!
J'ai particulièrement aimé ce petit carré à
la texture très friable (je me suis d'ailleurs retrouvé la bedaine couverte de
poudre!)
Nous sommes unanimes en ce qui concerne ces
quatre desserts : ils étaient bons, sans être renversants, et ils présentaient
tous des saveurs que nous connaissons vaguement sans pouvoir les identifier...
Nous avons ensuite marché sur le site,
histoire de digérer un peu.
La Turquie avait encore beaucoup à nous
offrir et c'est ce kiosque qui m'a le plus impressionnée. J'aurais passé des
heures à regarder ces femmes travailler...
Elles préparaient des crêpes Gozleme. Deux
d'entre elles roulaient la pâte à l'aide d'un bâton sur de grandes plaques de
bois, alors que la troisième les farcissait
d'épinards et de fromage.
Les hommes, quant à eux, s'occupaient de la
cuisson.
Voilà le résultat. Nous avons beaucoup aimé.
Nous avons poursuivi notre marche et j'ai
enfin pu m'approcher de la grosse boule qui m'impressionne toujours.
Il faisait chaud et la limonade fraîchement
pressée nous a fait un bien fou!
Nos envies de sucré n'étant pas encore
apaisées, nous nous sommes arrêtés au Maroc. Ne me demandez pas ce que nous
avons mangé, je n'en ai aucune idée!
Nous avons poursuivi notre promenade et
croisé un plan d'eau.
Nous nous sommes reposés à l'ombre.
Je ne mange pas beaucoup de viande, mais il
m'arrive d'avoir des envies de grillades. C'est ce qui m'est arrivé lorsque je
suis passée devant les kiosques brésiliens. Nous nous sommes laissés tenter par
une assiette de brochette mixte. Que pourrais-je en dire? Du riz (le mien est
meilleur et je suis nulle en riz), une salade tomates/oignons, deux morceaux de
boeuf et trois bouts de saucisses. C'était correct, mais sans plus...
Par contre, j'ai été plus que perplexe
lorsque je me suis retrouvée en ligne pour attendre ma brochette.
Effectivement, j'ai aperçu, sur le barbecue voisin, un paquet de saucisse de la
marque Kirkland. M'aurait-on vendu des saucisses brésiliennes de chez Costco?
Je n'ai pas osé poser la question, par peur de la réponse, mais disons que je
me suis ensuite questionnée sur l'authenticité des plats "ethniques"
servis à certains kiosques...
Et encore un peu de sucré avec de la crème
glacée! C'est le mari de Ninette, une maman de sept enfants, qui nous les a
présentées. Je n'ai pas pris en note la saveur que nous avons essayée et le
site de l'entreprise est en cours de développement, alors je ne peux vous
offrir que ceci :
On pourrait croire que notre coupe était
maintenant bien pleine, mais il faut croire qu'il nous restait encore un petit
espace pour un sandwich aux falafels! Rien à redire sur ce dernier, si ce n'est
que c'était bon!
Pour une fois, je peux vous dire la
provenance de ce que nous avons mangé!
Bien que j’ai apprécié ma journée et ma
visite, je me dois de vous faire part des points négatifs que j’ai observés :
- Le festival se tenait de midi à 17 h, mais
la majorité des kiosques n'étaient pas prêts à l'heure dite. Plusieurs kiosques
n'ont commencé à servir les clients que vers 13 h.
- Lorsqu'un évènement débute sur l'heure du
dîner, on s'attendrait à ce que la vidange des toilettes chimiques ait été
faite le matin. Mais non, elle a eu lieu alors que le site se remplissait déjà
de festivaliers... Je vous laisse imaginer l'odeur qui se mélangeait à celle de
cuisson...

- Ce que j'ai le moins apprécié, c'est
malheureusement le contact avec les responsables des kiosques. Beaucoup de gens
n'étaient pas chaleureux et ils ne répondaient que furtivement à mes questions.
Lorsque l'on déguste de nouveaux mets, on aime bien savoir ce qui se retrouvera
dans notre bouche (surtout si on a comme intention d'en parler sur son blogue).
Certaines personnes n'avaient aucune idée de ce qu'elles vendaient... Il faut
dire que la barrière de la langue s'est dressée à quelques reprises...
- Dans le même ordre d'idée, j'aurais aimé
que des affiches décrivant le contenu des mets proposées soient affichées. J'ai
récolté quelques cartes de visite, mais dans l'ensemble, je ne peux même pas
vous dire où retrouver les produits que nous avons essayés...
Pour résumé, j'ai bien aimé ma journée,
même si quelques petits irritants se sont pointé le nez. Le festival est encore
bien jeune, il manque un peu d'organisation et il gagnera certainement en
expérience au fil du temps. Est-ce
que j'y retournerai? Peut-être bien.