jeudi 12 avril 2012

Cachez cette tarentule


Décidément, nous allons demeurer dans la thématique ce soir...

Tout a débuté ce matin, alors que je me préparais à quitter la maison pour aller passer mon examen de comptabilité. Le manteau sur le dos, la sacoche sur l'épaule, les souliers dans une main et un livre dans l'autre, je me suis rendue dans mon bureau afin d'y récupérer mon pousse-mine et ma gomme à effacer, soit les outils essentiels de tout étudiant.

Je n'avais pas fait trois pas dans la pièce qu'une grosse araignée noire a déguerpie sur les lattes du plancher. Comme je n'avais personne pour me sauver de cette fâcheuse situation, j'ai pris mon courage à une main et j'ai écrabouillé l'indésirable avec mon livre de bibliothèque. Afin de m'assurer qu'elle ne repartirait pas de sitôt, j'ai ensuite grimpé sur le bouquin afin que mon poids corporel achève définitivement la bête.

Un bref regard a suffi pour me convaincre qu'elle était vraiment écrapoutie. Après toutes ces émotions, c'est sans encombre que je me suis présentée en classe et je peux déjà vous dire que mon examen s'est très bien déroulé. J'attendrai cependant d'avoir reçu les résultats avant de crier victoire.

Par contre, la journée me réservait encore une « belle » surprise...

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais j'adore les animaux. Alors, vous vous en doutez peut-être un peu, lorsque je vais au centre d'achat, je me ramasse inévitablement à l'animalerie. Je parle aux chiens, je tombe en extase devant les chats, je chante avec les oiseaux, je m'énerve en regardant nager les poissons et je m'émerveille en observant les reptiles. 

Il m'arrive même d'oser jeter un oeil aux tarentules, rassurée que je suis par la cage de verre qui les sépare de ma petite personne. Mais voilà que ce soir, la porte s'est ouverte sans crier gare et qu'en deux temps, trois mouvements, la bête poilue s'est retrouvée à l'air libre, à quelques pas de moi. Horreur!!!

Je n'avais jamais été confrontée à une tarentule et j'en ai eu des sueurs froides en la voyant monter sur le bras de l'employé téméraire qui voulait impressionner sa collègue. J'ai cru que j'allais m'évanouir et vous n'aurez jamais vu une personne quitter un endroit aussi rapidement!

Mais vous savez le pire dans tout ça? C'est que j'aurais envie de confronter ma peur... Qui sait, je le ferai peut-être un jour... En attendant, j'espère que je ne ferai pas de cauchemars ce soir!

mercredi 11 avril 2012

Panique en classe


Oups, j'ai créé une véritable commotion dans ma classe de secrétariat aujourd'hui...

Ce n'était pas voulu et j'ai pourtant essayé d'être discrète...

J'ai demandé de l'aide à ma voisine d'en face, en parlant le plus bas possible, mais quand elle m'a demandé : "Qu'est-ce qu'il y a???", ma voix a porté plus fort que je l'aurais cru et je lui ai répondu avec un peu de panique dans la voix : "Il y a une arrrraignééééééé, peux-tu la tuer???"

Elle se baladait sur le mur, tout juste à côté de mon écran et elle était rapide.

Le problème, c'est que la petite maudite s'est sauvée vers le plafond. Nous avons cru, à tort, qu'elle irait se réfugier hors de notre vue, mais elle a continué à nous narguer en se promenant de tous bords, tous côtés.

Il faut dire que ma voisine d'en arrière a aussi peur que moi (même un peu plus, je dirais), alors nous étions deux à ne plus pouvoir travailler pour cause de fixation sur le mur du fond. Et la formulation verbale de nos angoisses créait un peu de babillage, convenons-en.

Par chance, une collègue a pris les choses en main en grimpant sur un bureau et hop, miss Spider a terminé sa vie dans un mouchoir.

Nous étions sauves et j'ai pu poursuivre ma journée sans crainte d'être attaquée. Après tout, je me devais de me concentrer puisque c'est ce jeudi que je passerai mon examen de comptabilité. Le premier depuis mon retour en classe.

Souhaitez-moi le mot de Cambronne! (je suis un peu stressée, là, là...)



mardi 10 avril 2012

Le bonheur c'est...


Le bonheur c'est...

C'est de passer une journée à jouer avec deux gamins...
C'est de recevoir des excuses venant d'une petite lèvre tremblante et de petits yeux pleins d'eau pour avoir reçu une roche sur la tête...
C'est de se coller sur le divan avec un petit homme de cinq ans...
C'est d'entendre l'autre petit bonhomme nous chuchoter à l'oreille : "Est-ce que je peux m'asseoir sur toi?"
C'est de faire la course avec eux, alors que ça fait sept ans que l'on ne court plus...
C'est de tenter de reprendre son souffle en les voyant trop contents d'avoir gagné contre une grande matante...
C'est de regarder son mari s'amuser entre gars, le sourire fendu jusqu'aux oreilles...
C'est de retomber en enfance, en bombardant un ennemi avec des missiles imaginaires...
C'est d'entendre le plus vieux des deux affirmer haut et fort : "C'est moi qui m’assois à côté de toi!"
C'est de sentir une petite main nous faire des chatouilles...
C'est de laisser sa tête d'adulte de côté, le temps de raconter des niaiseries qui provoqueront une cascade de rires enfantins...
C'est de passer la journée au grand air, à chercher l'île aux cocottes, à promener le chien et à partir à l'aventure dans les sentiers de Pépère...

Le bonheur, quand on ne peut pas avoir d'enfants, c'est de passer du temps... avec des enfants.

vendredi 6 avril 2012

Un intrus entre les deux seins


Laissez-moi vous mettre en contexte :

  • Nous sommes jeudi soir.
  • Chéri et moi roulons sur le pont Pie-IX en direction sud.
  • J'ai eu une grosse journée, je suis fatiguée et un peu grognonne.
  • Nous discutons de tout et de rien, lorsque je sens un chatouillement entre mes deux seins.
  • J'ai le goût de jeter un oeil (tout d'un coup que ce serait une bibitte), mais je me retiens puisque ce serait compliqué : il faudrait pour ça que je dézippe mon manteau, que je tasse mon foulard, que j'ouvre mon chandail à manches longues, pour finir par regarder dans le décolleté de mon t-shirt.
  • Je me rassure alors en me disant que c'est sûrement le petit ruban fatigant de ma brassière qui me chatouille encore la craque, mais je me rappelle soudainement que j'ai justement coupé le maudit ruban cinq heures plus tôt...
  • J'essaie d'ignorer la petite démangeaison et j'y arrive pendant trois secondes avant que la panique me gagne.
  • Je baisse le zipper du manteau, j'arrache le foulard, je tire sur le chandail, je tasse le t-shirt, j'ouvre la brassière, je jette un oeil entre mes deux boulettes et...
 AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je vois une fourmi hystérique me courir entre les deux boules. Elle a l'air un peu perdue, mais il faut dire qu'il y a beaucoup d'espace pour se promener entre mes deux monticules. Effectivement, la nature a décidé de tout donner à ma grand-mère maternelle en terme de poitrine et comme mes tantes sont passées avant moi, je n'ai hérité que des petits restants...

Toujours est-il que la fourmi a fini sa courte vie écrasée dans un kleenex (désolée pour les âmes sensibles).

Non, mais il faut être effrontée pas à peu près pour oser entrer dans le décolleté d'une dame, surtout quand on est une fourmi. En camping, j'aurais compris, mais on est au mois d'avril et j'étais dans mon auto! Quoiqu'il y a déjà eu pire dans cette auto... Mais ça, c'est une autre histoire...